En 2015, l’humanité tout entière est conviée à atteindre les huit objectifs du millénaire pour le développement. Parmi, ces objectifs, il y a le cinquième (OMD 5) qui consiste en la réduction du taux de mortalité maternelle et infantile.
Ce résultat n’est possible qu’à travers des soins de santé de qualité,  des prestataires qualifiés ainsi qu’une bonne accessibilité géographique. Voilà qui a suscité la formation de 30 infirmiers et infirmières sur les méthodes pouvant sauver la vie d’une femme qui donne naissance ainsi que de dix médecins généralistes sur la pratique des échographies obstétricales par le centre de santé mère et enfant Monkole.

Venus des trois zones de santé couvertes par le centre hospitalier mère et enfant Monkole, à savoir Mont Ngafula I et II ainsi que Sélémbao, ce personnel médical, grâce au projet MERCK-Maternité à moindre risque, a bénéficié des connaissances permettant une bonne prise en charge de la femme enceinte. Car, il a été constaté que l’une des causes d’un taux élevé de mortalité maternelle en République Démocratique du Congo est le manque d’un personnel qualifié.
Coordonateur du projet, Dr. Francis Nzakimuena a soutenu, le jeudi 10 juillet 2014, que cette formation qui s’est achevée le 7 juillet dernier, a visé trois objectifs ; l’amélioration des compétences et connaissances de bases des prestataires en santé maternelle et périnatale, l’amélioration d’un travail en réseau des structures autour du centre hospitalier mère et enfant Monkole ainsi que la réalisation des activités communautaires dans des écoles afin de sensibiliser la tranche d’âge variant entre 16 et 18 ans sur le bien-fondé d’une consultation prénatale, la prévention contre le VIH/sida ainsi que de la lutte contre la drépanocytose.

Avec une population d’environ 700.000 habitants, la zone de santé couverte par le centre hospitalier mère et enfant Monkole enregistré annuellement environ 5.000 consultations prénatales et 4.000 accouchements dans des 24 structures de santé ou maternités. A travers le projet maternité à moindre risque, il est envisagé une réduction d’1/4 du taux de mortalité maternelle et périnatale. Cependant, le défi reste encore à relever estime le médecin chef du projet. Avec un grand nombre d’infirmiers auxiliaires, à qui il recommande la mise en pratique des techniques apprises, le médecin chef du projet a précisé que le niveau de ces prestataires a été relevé à la fin de la formation. Aux jeunes, le chef du projet MERCK-maternité à moindre risque a recommandé une prise de conscience de la problématique de la santé malgré les barrières financières.
Propos confirmés par Moke Rachelle, infirmière stagiaire et bénéficiaire de ladite formation. De la réception de la patiente à la salle d’accouchement, cette stagiaire explique : « lorsque nous recevons une patiente, l’on procède premièrement l’établissement d’une carte pouvant nous permettre un bon suivi pendant la grossesse. Le jour de l’accouchement, une fois la patiente installée sur le lit, l’on prélève premièrement le bruit du cœur fœtal.

Une fois que la femme donne naissance, l’enfant est vite récupéré pour être installé sur la table chauffante préparée pour l’occasion. Au moment de la préparation de cette table, il est important de veiller à ce que la température réglée ne dépasse pas 37°C ». Par ailleurs, il faut signaler que ce projet qui s’achève en décembre 2015 est exécuté grâce à un financement du laboratoire MERCK, basé aux Etats Unis d’Amérique, et de l’ONG ANAY d’origine espagnole, depuis 2013.

Yves Kadima/Le Phare
SOURCE : DigitalCongon.net, Kinshasa, 11/07/2014 / Santé